PDF Imprimer Envoyer
Julius Caesar (Jules César) En représentation au CDN du 14 au 17 octobre 2009
En savoir plus

TEXTE
William Shakespeare

MISE EN SCÈNE
Arthur Nauzyciel

distribution
Sara Kathryn Bakker
Gardiner Comfort
Jared Craig
Thomas Derrah
Roy Faudree
Perry Jackson
Thomas Kelley
Tim McDonough
Mark L. Montgomery
Daniel Le
Daniel Pettrow
Kunal Prasad
Stefan Hallur Stefansson
Neil Patrick Stewart
James Waterston


trio de jazz
Blake Newman (contrebasse)
en alternance avec
Dmitry Ishenko
Eric Hofbauer (guitare)
Marianne Solivan (chant)

production
Produit par l’American Repertory Theatre en partenariat avec le Centre Dramatique National/Orléans/Loiret/Centre (France) avec le soutien du Fonds Etant Donnés The French-American Fund for Performing Arts, a Program of FACE.
Principal mécène : Philip and Hilary Burling.

collaborateurs artistiques
Riccardo Hernandez (Scénographe)
James Schuette (Costumes)
Scott Zielinski (Lumière)
David Remedios (Créateur sonore)
Damien Jalet (Chorégraphe)
Chris De Camillis (Régisseur général)
Gideon Lester, Njal Mjos (Dramaturges)
Nancy Houfek (Travail vocal)
Judy Bowman (Casting)
Amy James (Assistant régisseur général)
Elizabeth Bouchard (Attaché de production)
Sean Bartley, Marshall Botvinick (Assistant dramaturge)
Carey Dawson (Assistant travail vocal)

L'HISTOIRE DU PROJET

Créée en 1599 pour l’ouverture du Globe Theatre à Londres et écrite juste avant Hamlet, Julius Caesar est la première d’une série de grandes tragédies. Inspiré de Plutarque, Shakespeare l’écrit à un moment critique et décisif de l’histoire de l’Angleterre : la révolte d’Essex contre Elizabeth Ire.

Comme dans Richard II (1595), l’axe en est la déposition d'un souverain : Jules César devient une menace pour la république ; est-il juste, alors de l’assassiner avant que Rome ne soit totalement assujettie à son pouvoir absolu ?

Créé pour la première fois à l’American Repertory Theatre, Julius Caesar sera repris au Centre Dramatique National/Orléans-Loiret-Centre en octobre 2009.

Après deux pièces de Bernard-Marie Koltès : Black Battles With Dogs (Combat de nègre et de chiens) créé au 7 Stages Theatre d’Atlanta en 2001, repris à Chicago en 2004, et Roberto Zucco à Emory Theatre d’Atlanta en 2004, Arthur Nauzyciel met en scène Abigail’s Party de Mike Leigh à l'American Repertory Theatre (A.R.T.) en 2007.

Julius Caesar de Shakespeare est son quatrième spectacle créé aux Etats-Unis.

Jules César, alors qu’elle est rarement montée en France, est l’une des pièces les plus connues de Shakespeare aux Etats-Unis. Sa création pour la première fois à l’A.R.T. en 2008 (année d’élection présidentielle, alors que la pièce se situe dans moment où la démocratie vacillerait si la république devenait empire) est donc un événement.

Lié à la prestigieuse Université de Harvard, l’American Repertory Theatre (A.R.T.) est considéré depuis sa création en 1979, comme l’un des théâtres les plus importants et novateurs du pays.

Fondé par Robert Brustein, il réside depuis vingt-huit ans au Loeb Drama Center à l’Université de Harvard. En août 2002, Robert Woodruff est devenu le deuxième directeur artistique de son histoire.

En décembre 2002, l’ A.R.T. a reçu un “Outstanding Achievement Award” (récompense pour le remarquable travail accompli) de ses pairs et en mai 2003, il a été désigné comme l’un des trois théâtres les plus importants du pays par le magazine Time. Parmi ceux et celles qui ont travaillé et participé à la vie de l’A. R. T., citons : Peter sellars, Lee Breuer, Martha Clarke, Bob Wilson, Anne Bogart, Dario Fo, Andrei Serban, David Mamet, Krystian Lupa, Joseph Chaikin, Susan Sontag, Milan Kundera, Jan Kott, Philip Glass, Don DeLillo, Robert Woodruff, Naomi Wallace, Frederick Wiseman.

Reconnu pour son engagement en faveur du théâtre américain contemporain, l’A.R.T. se consacre également au répertoire. Il est un lieu de résidence pour les auteurs dramatiques, les metteurs en scène, les acteurs. Les productions de l’A.R.T. tournent dans le monde entier : L’Alceste de Robert Wilson présenté au Festival d’Automne en 1986 ; en 1998, ce fut la première compagnie américaine à ouvrir le Festival Tchekhov de Moscou avec la pièce de Sam Shepard (When the world was green). Plus récemment, l’A.R.T. a présenté Les Trois sœurs dans une mise en scène de Krystian Lupa au Festival d’Edimbourg.

Extraits

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.


Notes de mise en scène

Jules César est la première de la série des grandes tragédies de Shakespeare. Elle contient en elle, en embryon, toutes celles qui viendront après.
C’est une pièce politique, où le langage et la rhétorique tiennent la première place. Où la force du discours peut changer le cours de l’Histoire. Où l’écume des mots ne fait que révéler, tout en la dissimulant, leur extraordinaire présence.
Et si le monde de la pièce ressemble toujours au nôtre (qu’avons-nous inventé en politique ?), on sent pourtant dans le texte la volonté d’embrasser le visible et l’invisible, le réel et le rêve, les morts et les vivants dans une seule et même unité, une cosmogonie particulière.

Nous sommes reliés aux Grecs, aux Romains, à Shakespeare par une longue chaîne qui, depuis la nuit des temps et pour encore des siècles, contient, tel un ruban d’ADN, une mémoire collective des peurs et des illusions humaines. Comme l’a écrit Eric Hobsbawm dans « L’âge des extrêmes » : « Le court XX° siècle s’achève dans des problèmes pour lesquels personne n’a, ni ne prétend avoir, des solutions . Tandis que les citoyens de la fin du siècle tâtonnent en direction du troisième millénaire, à travers le brouillard planétaire qui les enveloppe, leur seule certitude est qu’une époque de l’histoire s’est terminée. Ils ne savent pas grand-chose d’autre ».
Nous n’en avons pas fini avec la face obscure du siècle.
A chaque fois que je me confronte à un texte classique, j’ai le sentiment de devoir mettre en scène « un souvenir du futur ». Les classiques sont comme la statue de la liberté à la fin de La Planète des Singes. Dans Jules César, les personnages se situent dans un avenir dans lequel ils seront les spectateurs de leur propre passé, dans lequel leur geste sera pour d’autres un objet de spectacle.
Comme un témoignage pour le futur de ce que nous sommes et ce que nous étions.

Nous sommes à Boston. Le théâtre a été construit en 1964. La pop culture aux Etats-Unis n’a jamais été aussi hégémonique, le monde n’a jamais été aussi assourdissant, les images sont partout et tout n’est qu’apparence, c’est pour cela que je veux replacer la pièce dans les années 60, ces années où l’on voulait croire que Kennedy était la promesse d’une nouvelle ère, où la foule est devenue masse, où l’image l’a emporté sur la parole, où naissaient dans ce pays, les plus novateurs et importants courants artistiques (architectes performers, performances, photographies, collages, reproductions)

Arthur Nauzyciel, octobre 2007

     


© Frédéric Nauczyciel


Liens

Dossier artistique en français -
in English


Revue de presse

Diaporama de Frédéric Nauczyciel

Journal de la Culture
Cinq épisodes diffusés du lundi 18 au vendredi 22 février 2008 sur ARTE dans le « Journal de la Culture » (20H), retracent l’aventure de cette création et coproduction franco-américaine.
Réalisation : Hervé Pons et Alexis de Favitski

Voir les reportages

Interview Arthur Nauzyciel par Vincent Josse
Diffusée le 7 février 2008, sur France Inter, dans l’émission "Esprit Critique" de Vincent Josse.
Ecouter l'interview sur le site de Radio France
"The Julius Caesar Event" au Centre d'études Européennes
Débat autour de la nouvelle production d'Arthur Nauzyciel.
Ecouter le débat sur le site de l'université d'Harvard (en anglais)