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Spectacle présenté au CDN Orléans/LoiretCentre du 22 septembre 2011 au 22 octobre 2011.
En tournée saison 2010-2011 :
Du 28 au 30 janvier 2011 à la Halle aux grains, Scène nationale de Blois, dans le cadre de « Temps divers »
Reprise parisienne du 12 au 16 avril 2011 à la Ménagerie de verre à Paris dans le cadre du festival « Étrange cargo ».
Créé en avril 2006 dans le cadre du Beckett Centenary Festival à Dublin (Irlande) avec l’actrice Anne Brochet et le danseur Damien Jalet, L’IMAGE a été recréé en Islande, en mars 2007, dans le cadre du Festival Pourquoi Pas ? à Reykjavik. A l’invitation de la danseuse et chorégraphe Erna Omarsdottir, elle a été présentée dans le cadre du Festival Les Grandes Traversées à Bordeaux, en octobre 2007. En septembre 2008, le spectacle est recréé avec l'actrice Lou Doillon pour le Festival Crossing the Line à la FIAF de New York.
Durée : 45 minutes
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Conception
Arthur Nauzyciel
Lecture
Lou Doillon
Musique
Mileece
Danse
Damien Jalet
Scénographie
Giulio Lichtner
production
Centre Dramatique National/Orléans/Loiret/Centre, Compagnie 41751 |
NOTE D'INTENTION
Le projet concerne la mise en espace de la très courte nouvelle de Samuel Beckett, L’IMAGE, nouvelle très peu connue, une seule phrase de neuf pages, écrite en français dans les années 50, et qui raconte le souvenir d’une étrange idylle, une étrange rencontre amoureuse, dans l’instant de la mort.
Nous proposons une mise en espace, une sorte de performance, avec une comédienne, Lou Doillon et un danseur, Damien Jalet. Nous travaillons également avec le scénographe Giulio Lichtner.
Dans chaque lieu, ce travail est recréé en quatre jours. Comme nous privilégions la rencontre, nous aimons inviter des musiciens (ou d’autres artistes) du pays où nous sommes invités à participer au projet. Pour cette recréation à New York, Mileece a accepté notre invitation. L’idée est ainsi de réunir des artistes autour de cette phrase, chacun la prenant à son compte et à son tour dans son expression artistique.
Arthur Nauzyciel
A PROPOS DE L'IMAGE
Que fait Samuel Beckett dans L'IMAGE ? Plusieurs réponses possibles, et même une infinité. Risquons-en quelques-unes. Il décrit une photo qu'il serait dérisoire de vouloir à nouveau décrire ici. D'une seule phrase de dix pages, sans virgule mais avec une majuscule et un point final, Beckett écrit avec des mots ce qu'un narrateur voit avec ses yeux. Le narrateur commente avec son langage ce qu'il voit et Beckett légende avec ses mots ce que le lecteur ne voit pas, mais le tout est un seul et même geste littéraire, une seule partition, un seul mouvement : andante ! Dans L'IMAGE, Beckett habite un plan de toute sa langue. Il est in et out. Que l'on considère le texte ou que l'on songe à la photo, Beckett est dedans puis dehors. Il est homme extérieur, personnage intérieur, successivement paysage ou simultanément élément. Il est aussi arbre, vent, colline, chien. Peut-on tenter ce clin d'oeil : Samuel Beckett est présent dans chacun des mots de L'IMAGE. Sur la corde vibratoire unique de sa phrase, Beckett restitue toutes ensemble les gammes de perception par lesquelles des yeux voient des images et tentent de les restituer. Il crée une langue, fait un don. Son texte est à la fois une idée et une poésie.
Olivier Séguret
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