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OH LES BEAUX JOURS

MAI 2003

TEXTE

Samuel Beckett

MISE EN SCENE

Arthur Nauzyciel

 

De
Samuel Beckett

Mise en scène

Arthur Nauzyciel


Avec

Marilù Marini

Marc Toupence

Scénographie

Arthur Nauzyciel

Antoine Vasseur

Costumes/Accessoires

Paul Quenson

Lumière

Marie-Christine Soma

Son
Xavier Jacquot

Maquillage/Coiffure

Jean-Luc Don Vito


Régie générale

Jean-Marc Hennaut


Photographies

Alain Fonteray



Production

CDDB-Théâtre de Lorient, Compagnie 41751/Arthur Nauzyciel, TNT - Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées, D.S.N - Dieppe Scène Nationale, Le Granit – scène nationale de Belfort. Avec le soutien de l’A.F.A.A. dans le cadre de TINTAS FRESCAS.
 

Remerciements: Denis Lachaud, Philippe Parreno, Mathias Augustyniak, Michaël Amzalag, Olivier Gluzman, Marie Raymond, Judith Martin, Cécile Gueriaux, Monsieur Raoult, Patrick Massé, Guyowenn Lapolice, Bénédicte Vigner et Éric Vigner. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beckett a formulé dans OH LES BEAUX JOURS une terrible métaphore du monde, la tenace obstination de Winnie pour survivre me fait sourire, m'émeut.
Dans les silences de son texte, je vois apparaître le paysage dévasté du pays de mon enfance et de ma jeunesse, et dans ses mots, l'énergie que possèdent les gens qui peuplent ces terres pour continuer à créer au milieu du chaos.
J'ai demandé à ARTHUR NAUZYCIEL de mettre en scène OH LES BEAUX JOURS parce que lui comprend profondément ce que signifie l'exil, l'humour, la perte.

Marilù Marini
 

« Moments mystérieux,
pendant lesquels,
privée de tout courage
et incapable de mouvement,
elle semblait ne rien faire,
alors qu'accomplissant
un travail infini
elle ne cessait
de jeter par-dessus bord
pensées de vivante,
pensées de morte pour se creuser
en elle un asile
d'extrême silence. »

Thomas L'Obscur de Maurice Blanchot


« - Tu étais comment quand tu vivais?
- J'étais... J'étais... Je ne me souviens pas.
- Tu ne te souviens pas de quelque chose de ta vie?
- Non.
- Vraiment rien?
- Quoi tu ne te rappelles pas à quelle école tu allais? Quel âge tu avais? Ta chanson préférée? Tu ne te souviens pas bien de ton père...
- Hum, hum.
- Ta mère?
- Est-ce que c'est pas bien?
- Non, c'est juste un peu triste.
- Sans doute que lorsque tu es un fantôme, la vie n'a plus beaucoup d'importance, alors tu oublies.
- C'est comment mourir?
- C'est comme être, seulement c'est l'envers. »     
    
CASPER
                                      

« Quand on est dans la merde jusqu'au cou, il ne reste plus qu'à chanter.»                                                                          

Samuel Beckett

          

 

 

 

 

             

          

                                            

                

 

 

 

    

             

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