Conception, écriture et mise en scène Le Raoul Collectif

(Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szézot)

Comédiens Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-

Baptiste Szézot

Musiciens Philippe Orivel, Julien Courroye, Clément Demaria

Direction technique, arrangeur musical Philippe Orivel

Création sonore Julien Courroye

Régie générale, régie son Benoît Pelé

Régie plateau Clément Demaria

Régie lumière Nicolas Marty

Assistante à la mise en scène Yaël Steinmann

Seconde assistante Rita Belova

Scénographie Juul Decker

Costumes Natacha Belova

Chargées de production et diffusion Catherine Hance & Aurélie Curti

Production Raoul Collectif

Coproduction Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Théâtre de Namur, Mars – Mons Arts de la Scène,

Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Maison de la Culture de Tournai, La Coop asbl…

Avec le soutien de Wirikuta asbl


Dix ans maintenant qu’ils font oeuvre dans une dynamique collective au coeur de leurs préoccupations politiques et artistiques, nous gratifiant de spectacles plus réjouissants les uns que les autres où le rire ne sacrifie en rien la pensée, toujours vive et subtile et par-dessus tout anticapitaliste et subversive. Après “Le Signal du promeneur” et “Rumeur et Petits Jours”, les cinq membres du Raoul Collectif abordent aux rives d’une troisième création qui, comme les précédentes, fait la part belle à la musique, intégrant, donnée neuve dans leur travail, la présence supplémentaire au plateau de trois musiciens. “Une Cérémonie” emprunte ses références, motifs et figures tous azimuts au quichottisme de Cervantès, aux jazzmen stylés des années 50, aux rockeurs à banane et zéro potentiel commercial des “Leningrad Cowboys” d’Aki Kaurismaki, aux compagnons de l’Apocalypse dans “Le Pendu de Saint-Pholien” de Georges Simenon, ainsi qu'aux rituels Vaudou pratiqués au Bénin auxquels les cinq compagnons de route ont assisté lors d’un voyage en Afrique, point crucial de leur recherche dramaturgique et musicale pour ce spectacle. Depuis qu’il existe, le Raoul Collectif aime à multiplier ses sources d’inspiration pour mieux étoffer son propos et sa réflexion toujours à rebours du système qui nous enserre, et nous offrir vaillamment du rêve à mouliner, des images percutantes, des ambiances prégnantes, des paysages au goût d’ailleurs, et, last but not least, des échappées musicales délectables. Il puise sans complexe en des territoires de documentation variés allant de l’expérience de personnalités marginales et hors normes à divers romans et essais, philosophiques ou pas, en passant par le répertoire musical mondial. Et si les spectacles ainsi conçus grouillent de cette matière souterraine hétérogène qui irrigue chaque création et en fait la richesse interne dans un foisonnement perceptible, le résultat n’en est pas moins élaboré selon des enjeux scéniques construits, porteurs d’une ligne dramaturgique solide et syncrétique et la certitude indéboulonnable que le théâtre est un territoire de résistance et de perspectives neuves à partager. Sans quoi, à quoi bon. Une fois de plus le Raoul Collectif nous invite à l’exaltation des sens et de notre vitalité primitive, à l’ivresse communicative de la musique live, à un récit multiple et mouvant, à l’exaltation poétique, à l’aventure collective d’un groupe d’artistes fougueux et enthousiastes et se nourrit aussi à la source du présent à chaud, ce cataclysme sanitaire et social venu chambouler le mode d’emploi de nos vies et notre rapport au vivant tout court. Tels des Don Quichotte se battant contre des moulins à vent, armés de leur panache effronté, de leur esprit rebelle, de leur intelligence accordée, de leurs contradictions et convictions, le Raoul Collectif combat dans la joie et la bonne humeur tout ce qui nous pourrit l’existence, la soif du pouvoir, la pensée unique et figée, les dogmatismes de tout poil, la finance et le profit sans fin, les dégâts de l’arrogance capitaliste. Et fait de l’utopie une modalité essentielle à sa démarche créative, un terreau de jouvence et d’espoir, un étendard.

Marie Plantin


UNE CÉRÉMONIE

Jeudi 5 mai 20h30

Vendredi 6 mai 19h30

CRÉATION 1h30 - Salle Touchard

C’est peut-être à une cérémonie que nous sommes invités. Une cérémonie qui cherche ses règles et ses formes, qui hésite sur ses costumes et son protocole. On y devine l’histoire fantasmée d’un groupe en quête d’absolu, trimbalant ses idéaux, ses rêves et ses instruments de musique. On ne sera pas surpris qu’au cœur de ce nouveau spectacle, pointe la figure de Don Quichotte, Sancho Panza, du trio Rossinante ; un groupe de jazzmen abîmés des années 50, “chics et cramés” ; les musiciens du groupe de rock du film Leningrad cowboys go America de Kaurismäki ; Le vodoun ; Les Compagnons de l’Apocalypse dans Le Pendu de Saint-Pholien de Georges Simenon.

Voici dix ans que Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szézot sont compagnons de route, frères d’armes de théâtre et de musique. Après Le Signal du promeneur (2012), Rumeur et petits jours (2015) présenté au CDNO en 2018, Une Cérémonie est leur troisième opus.


RENDEZ-VOUS

Vendredi 6 mai à l'issue de la représentation
Rencontre avec l'équipe
Atelier du CDNO

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