Avec Guillaume Costanza et Johana Beaussart (interprétation son)
Collaboration artistique Odile Duboc, chorégraphe
Scénographie Ludovic Lagarde
Musique Gilles Grand
Lumière Sébastien Michaud
Costume Marie La Rocca
Atelier costumes Peggy Sturm
Conseil chorégraphique Stéfany Ganachaud
Assistante à la mise en scène Céline Gaudier
Régie générale François Aubry
Conseil technique son Jérôme Tuncer

Production pour la récréation Compagnie Seconde Nature
Coproduction Centre Dramatique National d'Orléans, Théâtre de Lorient Centre Dramatique
Avec le soutien du CENTQUATRE-PARIS
Résidence de recréation Théâtre de Lorient Centre dramatique national, février 2024
Remerciements à Théâtre Ouvert et au Théâtre de la Ville à Paris.
La Compagnie Seconde Nature est conventionnée par le Ministère de la Culture DRAC Ile de France
Le texte Le Colonel des zouaves est publié aux Editions P.O.L.
Le création de la première version avec Laurent Poitrenaux a eu lieu en mai 1997 au CDDB à Lorient.


C’est à la Comédie de Reims, au Théâtre Granit de Belfort et au Channel de Calais qu’il réalise ses premières mises en scène. En 1993, il crée Sœurs et frères d’Olivier Cadiot. Depuis 1997, il a adapté et mis en scène plusieurs romans et textes de théâtre de l’auteur : Le Colonel des Zouaves (1997), Retour définitif et durable de l’être aimé (2002) et Fairy Queen (2004). Il commence son parcours d’opéra aux côtés de Christophe Rousset avec entre 2001 et 2006, trois mises en scène d’ouvrages de Lully, Charpentier et Desmarets. En 2008, il a mis en scène les opéras Roméo et Juliette de Pascal Dusapin à l’Opéra Comique et Massacre de Wolfgang Mitterer au Théâtre São João de Porto, au festival Musica à Strasbourg, puis à la Cité de la Musique à Paris. De janvier 2009 à décembre 2018, Ludovic Lagarde dirige la Comédie de Reims, Centre Dramatique National. Au Festival d’Avignon 2010, il crée Un nid pour quoi faire et Un mage en été d’Olivier Cadiot. En janvier 2012, il présente à la Comédie de Reims l’intégrale du théâtre de Georg Büchner, reprise au Théâtre de la Ville en janvier 2013.

En mars 2013, il met en scène au Grand Théâtre du Luxembourg et à l’Opéra-Comique Le Secret de Suzanne de Wolf Ferrari et La Voix humaine de Francis Poulenc. Il crée Lear is in Town d’après Le Roi Lear de Shakespeare pour la 67e édition du Festival d’Avignon. En 2014, il met en scène Quai ouest de Bernard-Marie Koltès avec des comédiens grecs au Théâtre National de Grèce à Athènes. À l’automne 2014, il réalise L’Avare de Molière à la Comédie de Reims qui achève sa tournée à l’Odéon-Théâtre de l’Europe en juin 2018, puis La Baraque, un texte d’Aiat Fayez, en février 2015, dans le cadre du festival Reims Scènes d’Europe. En 2016, il met en scène Providence d’Olivier Cadiot, Marta de Wolfgang Mitterer à l’Opéra de Lille et en 2017 Le Nozze di Figaro de Mozart à l’Opéra National du Rhin. En 2019, il crée au TNB La Collection (texte d’Harold Pinter, nouvelle traduction d’Olivier Cadiot). En 2021, c’est la création de Sur la voie royale d’Elfriede Jelinek au T2G à Gennevilliers, puis la création de Quai ouest de Bernard Marie Koltès au TNB de Rennes, présenté au Théâtre National de Strasbourg puis au Théâtre Nanterre Amandiers à Nanterre. En septembre 2023, il adaptera et mettra en scène Médecine générale d’Olivier Cadiot à la MC93 de Bobigny avec les comédiens Valérie Dashwood, Laurent Poitrenaux et Alvise Sinivia.


En 1988, il publie aux éditions P.O.L un premier livre de poésie L’Art poétic. En 1993, c’est la sortie du premier tome d’une série à la limite du roman Futur, ancien, fugitif, suivi du Colonel des Zouaves en 1997, de Retour définitif et durable de l’être aimé et de Fairy Queen en 2002 et enfin d’Un nid pour quoi faire en 2007 (éditions P.O.L). Pour le théâtre, il écrit pour Ludovic Lagarde une première pièce en 1993, Sœurs et frères. Ce seront ensuite ses livres que le metteur en scène adaptera, du monologue Le Colonel des Zouaves en 1997 et de Fairy Queen en 2004, puis Un nid pour quoi faire et Un mage en été créés pour le Festival d’Avignon en 2010 alors qu’Olivier Cadiot y est artiste associé avec Christoph Marthaler. Il a co-dirigé la Revue de littérature générale en 1995 et 1996. Il a traduit les Psaumes, Gertrude Stein et Tchekhov. Il collabore souvent avec le musicien Rodolphe Burger, notamment sur le disque Psychopharmaka. Dernières parutions, chez P.O.L : Histoire de la littérature récente – tomes 1 & 2 et Médecine générale qui sera adapté et mise en scène par Ludovic Lagarde en septembre 2023 à la MC93 de Bobigny.


Je suis domestique. Souple, flexible, adaptable aux désirs du client. Nursering maximal et contrôle de tout. C’est ça l’Art Ménager aujourd’hui. Du travail pur. Et puis un jour ils vous désactivent sans prévenir. Vous y restez ad vitam sans savoir que c’est fini. Ronde de nuit inutile. Plans à jeter. Matériel en trop. Exil volontaire. Célibat forcé. Robinson pour toujours. Très grande forme physique pour rien.

Véronique Hotte, Webthéâtre

Le colonel des zouaves

Mardi 4 février 20H30
Mercredi 5 février 20H30
Jeudi 6 février 20H30

1H30 – Salle Antoine Vitez
Création / Coproduction CDNO
Spectacles à dominante sonore, accessibles aux personnes aveugles

Exilé dans son entresol, un domestique zélé tente d’améliorer son service. La conscience professionnelle tourne très vite à l’obsession dévorante. Il s’oblige à inventer des méthodes de plus en plus complexes et inutiles comme Robinson dans son île, cherchant à contrôler à l’infini tous les stades de son travail. Laurent Poitrenaux a interprété plus de 200 fois ce personnage de majordome obsessionnel. Guillaume Costanza prend la relève dans cette nouvelle version, projet unique de passation d’un rôle. Cette transmission, comme un pont entre générations, nous raconte l’histoire du théâtre et honore plus que jamais l’art de l’acteur.

Zouave for ever
En 1997, je créais Le Colonel des Zouaves d’Olivier Cadiot, dans une mise en scène de Ludovic Lagarde. Ce spectacle est l’un des plus beaux cadeaux que mon métier m’ait offert. Je le considère même comme mon véritable acte de naissance d’acteur. Il a été l’occasion de rencontres artistiques essentielles qui, au fil du temps, se sont transformées en amitiés théâtrales. Il a également été le creuset de tous mes fondamentaux d’acteur, que cela soit via l’exigence que propose l’écriture d’Olivier, la découverte de la voix sonorisée aux côtés de Gilles Grand ou du travail corporel avec Odile Duboc qui m’a révélé à moi-même, tout ceci sous le regard bienveillant et inspiré de Ludovic Lagarde, sans qui toute cette aventure n’aurait pas existé. Avec ce spectacle, il y a donc bien eu pour moi un avant et un après. Ce que j’ignorais alors, c’est qu’après avoir reçu un accueil enthousiaste, il allait m’accompagner 25 ans durant, une expérience rare pour un acteur. Durant toutes ces années, c’était un bonheur sans nom que de retrouver ce monologue qui a évolué avec moi, qui m’a fait grandir, qui m’a vu grandir. Il m’a permis, à la manière d’un spectacle étalon, de mesurer mon évolution d’acteur, de définir encore et encore mes nouveaux manques comme mes nouvelles forces. Ce spectacle s’est nourri de ma vie d’homme, et ses résonances en moi ont évolué, se sont complexifiées, enrichies. J’ai goûté ce bonheur pendant 25 ans... puis est arrivé le moment où l’idée de transmettre ce spectacle s’est imposée à moi.

Laurent Poitrenaux

UNE SOIRÉE,
DEUX SPECTACLES

Les 4, 5 et 6 février, vous pouvez également assister à 19h au spectacle MARCHE SALOPE de Celine Chariot.



Réserver