Texte et mise en scène Rébecca Chaillon
Performers Chara Afouhouye, Zakary Bairi, Mélodie Lauret, Anthony Martine
Création sonore Élisa Monteil
Dramaturgie Céline Champinot
Assistanat à la mise en scène Jojo Armaing
Création lumière et régie générale Suzanne Péchenart
Scénographie Shehrazad Dermé
Régie Lumière Myriam Berti
Régie son Jenny Charreton
Régie plateau Marianne Joffre

Production déléguée CDN Besançon Franche-Comté
Coproduction Compagnie Dans le ventre ; TPR – Centre neuchâtelois des arts vivants – La Chaux-de-Fonds, Maison de la Culture d’Amiens ; Le Maillon Théâtre de Strasbourg – Scène européenne ; Théâtre du Beauvaisis – Scène nationale ; Le Phénix – Scène nationale de Valenciennes ; Centre dramatique national Orléans/Centre Val-de-Loire ; Le Carreau du Temple – Établissement culturel et sportif de la Ville de Paris
Avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France dans le cadre de l’aide à la création

D’origine martiniquaise, Rébecca Chaillon passe son enfance et son adolescence en Picardie. Elle rejoint Paris pour des études d’arts du spectacle et le conservatoire du XXème arrondissement de Paris.

De 2005 à 2017 elle travaille au sein de la compagnie de débat théâtral Entrées de jeu dirigée par Bernard Grosjean et dans sa propre structure : La compagnie Dans le Ventre qu’elle fonde en 2006.

Sa rencontre avec Rodrigo Garcia lui confirme son envie d’écrire pour la scène performative, d’y mettre en jeu sa pratique de l’auto-maquillage artistique enseignée par Florence Chantriaux et sa fascination pour la nourriture. Elle écrit alors un seule-en-scène L’Estomac dans la peau (texte lauréat CNT/ARCENA dans la catégorie Dramaturgies Plurielles en 2012) ainsi que de courtes formes performatives, programmés dans de nombreux festival de performances mais aussi dans des lieux de diffusions tels que La Ferme du Buisson et la Scène Nationale d’Orléans. Sa création suivante Monstres d’amour (je vais te donner une bonne raison de crier) est un duo avec sa collaboratrice principale Elisa Monteil, autour du cannibalisme amoureux et d’Issei Sagawa.

En 2016, Rébecca participe aux films documentaires sur les performers pro-sex d’Emilie Jouvet My body my rules et Ouvrir la Voix d’Amandine Gay sur les femmes afro-descendantes. Elle débute aussi sur les écrans avec un rôle récurrent pour une série produite par OCS, Les Grands, réalisée par Vianey Lebasque.

Rébecca Chaillon écrit les textes, danse et performe dans la création de Delavallet Bidiefono : Monstres/On ne danse pas pour rien et travaille avec Yann Da Costa dans Loveless et les Détaché.e.s, avec Gianni Gregory Fornet dans Oratoria Vigilant Animal, Anne Contensou pour Elle/Ulysse, Arnaud Troalic dans Polis.

Son dernier spectacle autour du football féminin et des discriminations, Où la chèvre est attachée, il faut qu’elle broute, a été crée en novembre 2018 à la Ferme du Buisson, et représenté notamment aux CDN de Rouen, de Dijon, de Montreuil et à la Scène Nationale d’Orléans. En 2019, elle conçoit et interprète avec Pierre Guillois le spectacle Sa bouche ne connaît pas de dimanche– fable sanguine, dans le cadre de l’édition 2019 de Vive le sujet (festival d’Avignon/SACD).

En 2020, Rébecca devient artiste associée au Théâtre de la Manufacture - CDN de Nancy, et créé Carte Noire nommée Désir.



PLUTÔT VOMIR QUE FAILLIR

MERCREDI 12 AVRIL 20H30
JEUDI 13 AVRIL 14H30 (SCOLAIRES)
VENDREDI 14 AVRIL 10H ET 14H30 (SCOLAIRES)

CRÉATION 1H15 (durée estimée) - Salle Antoine Vitez
Coproduction CDNO

Spectacle à partir de 12 ans

Avec Plutôt vomir que faillir, Rébecca Chaillon se penche sur ses propres souvenirs d’adolescence. Le rapport à son corps, à sa couleur de peau, à sa corpulence ; le rapport à la nourriture, matière première de sa performance organique où chair et bonne chère fusionnent ; le rapport au désir, à la violence, motifs qui parcourent l'œuvre de cette artiste généreuse, percutante, essentielle.
Ce projet s’ancre dans les années collège et la rage qui s’y colle, il s’alimente à la source des malaises, de la détestation de soi, des nids de silence où l’on pourrait se noyer, du foyer familial où l’on se sent comme étranger. Par le biais d’une écriture auto-fictionnelle, poétique et charnelle, l'autrice et metteuse en scène fait du plateau un terrain de jeu pluridisciplinaire, un terreau propice à nos émancipations, intimes et communes.


L'Adolescence dans la peau

Vomir n’est pas son genre. Faillir non plus a priori. Rébecca Chaillon a plutôt tendance à se remplir que le contraire, se nourrir et nous nourrir de formes performatives plus ou moins troublantes, voire expressément dérangeantes qui viennent questionner nos représentations et nos identités multiples, bousculer nos pudeurs et traquer l’intime jusque dans ses retranchements pour en extraire le politique qui s’y niche. Elle ne prend pas le théâtre à la légère ni avec le dos de la cuillère. Elle l’embrasse à pleine bouche, l’empoigne à pleines mains, s’en empare à bras le corps, usant des outils de la performance pour explorer au plateau ses obsessions, ses colères, ses réflexions, son goût de la transformation, ses dégoûts aussi. Les titres de ses spectacles parlent pour elle, ils annoncent la couleur (et Dieu sait si Rébecca aime les couleurs !) : L’Estomac dans la peau, Monstres d’amour, Où la chèvre est attachée, il faut qu’elle broute, Sa bouche ne connaît pas de dimanche (créé en binôme avec Pierre Guillois), et le dernier né, Carte noire nommée Désir. Ses créations ne se cantonnent pas à une recherche individuelle repliée sur elle-même, au contraire, elles cultivent une intense interaction avec le monde autour, elles se branchent sur le courant de l’époque et tendent à produire de nouveaux récits, comme des revanches sur toutes les histoires tues, les identités hors normes, les sexualités hors cadre. Pour que les regards s’ouvrent et se déplacent, pour que nos scènes deviennent le reflet juste d’un “nous” multiple, des différences et divergences qui fondent notre richesse. Pour que plus jamais nous ne soyons honteux de ce que nous sommes qui que nous soyons.
- Marie Plantin


AUDIODESCRIPTION

Mercredi 12 avril à 20h30
Jeudi 13 avril à 14h30
Représentation adaptée
avec audiodescription par Marie-Émilie Gallissot
Réservations au 02 38 81 01 00

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