conception, réalisation et exécution Vimala Pons
collaboration artistique Tsirihaka Harrivel
construction des objets Charlotte Wallet, Olivier Boisson, Atelier de Nanterre-Amandiers, CDN (MarieMaresca, Charlotte Wallet, Marie-Benoîte Fertin, Jérôme Chrétien, Élodie Dauguet, Ivan Assaël, Mickael Leblond, Mickael Nodin), Marlène Bouana
artificier Marc Chevillon
conception des systèmes électro et vidéos Alex Hardellet, Charles Sadoul
collaboration SFX, fabrication des prothèses l’Atelier69
suivi de production SFX Elise Lahouassa
collaboration informatique musicale Ircam Robin Meiermix
son Victor Praud (Studio Zone d'Ombre)
collaboration dispositif lumière Sylvain Verdet
costumes Marie La Rocca, Anne Tesson, Rémy Ledudal, Marie-Benoîte Fertin
collaboration scénographie Bigtime Studio (Marion Flament et Jimme Cloo)
régie générale Benjamin Bertrand
régie son Anaëlle Marsollier
régie lumière et vidéo Alex Hardellet
habilleuses Mélanie Leprince, Anais Parola

direction de production et diffusion Adeline Ferrante
attachée de production Pénélope De La Iglesias
administration de production Alice Couzelas

coproduction
Nanterre-Amandiers, Centre Dramatique National, 2 Pôles Cirque en Normandie • La Brèche, Cherbourg • Cirque Théâtre, Elbeuf, Lieu Unique, Nantes, CDN Orléans/Centre-Val de Loire, Bonlieu scène nationale d’Annecy, Le TAP, Poitiers, La Coursive, Scène nationale de La Rochelle, MC2 :Grenoble, Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Le CENTQUATRE-Paris, Les Spectacles vivants, Centre Pompidou Paris, Les Halles de Schaerbeek Bruxelles, Ircam-Centre Pompidou, Les Subsistances Laboratoire de création artistique Lyon avec l’aide du Ministère de la Culture, Direction Générale de la Création Artistique, DRAC Île-de-France
production déléguée Victoire Chose 

Artiste de cirque et actrice, Vimala a pour première formation le sport et la guitare classique, elle débute ensuite des études universitaires d’Histoire de l’Art à Paris 4 puis d’Histoire du Cinéma à Paris 8 avant d’intégrer en classe libre, le Cours Florent puis une formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (CNSAD) ainsi qu’un an au Centre National des Arts du Cirque (CNAC).
Depuis 2013, Vimala Pons évolue à travers le jeune cinéma indépendant et le cinéma d'auteur, jouant auprès des réalisateurs de la Nouvelle Vague et de la nouvelle génération tels que (A.Peretjatko, B.Mandico, S.Betbeder, T.Salvador C.Honoré, B.Jacquot, J.Rivette, A.Resnais, P. Garel, B.Podalydes, P. Verhoven, B.Kasmi, S. Demoustier, S.Mitré…) parmi tant d’autres. Sortiront courant 2021, trois films dans lesquels elle joue : Comment je suis devenu Super-héro de Douglas Attal, Petite Fleur, (Jamais Ne Meurs) de Santiago Mitré et After Blue de Bertrand Mandico.
Vimala écrit et conçoit depuis 2010 des spectacles performatifs de cirque avec son partenaire Tsirihaka Harrivel. En 2017, ils créent GRANDE — , un spectacle de cirque contemporain dont la tournée a duré 3 ans et s’est achevée en mars 2019.
En novembre 2020, Vimala a sorti Mémoires de l’Homme Fente, un livre audio de 52mn, une sorte de « court métrage sans image ».


LE PÉRIMÈTRE DE DENVER

Mardi 11 janvier 20h30
Mercredi 12 janvier 20h30
Vendredi 14 janvier 21h30

CRÉATION MONDIALE 1h30 - Salle Jean Louis Barrault
Artiste Associée / Résidence / Coproduction CDNO

La nouvelle création de Vimala Pons, artiste associée au CDNO, reconstitue une enquête, menée au sujet d’un meurtre qui a pris place en 2008 dans un hôtel de thalassothérapie en Angleterre. Sept personnes viennent témoigner, de ce qu’ils ont vu et de comment et pourquoi ils sont entrés dans cette zone mentale dangereuse qu’est le « Périmètre de Denver ». Qui a tué la victime ? Faut-il sortir du Périmètre ? Animée par cet esprit permanent de recherche, Vimala Pons joue avec les codes du cirque, les règles de la pesanteur et le sens de la réalité.


L’ÉQUILIBRE, C’EST TOUJOURS RÉTABLIR LE DÉSÉQUILIBRE

Il y a dans la puissance fabulatrice et les capacités physiques de Vimala Pons quelque chose qui dépasse l’entendement et c’est dans ce dépassement même, cette bascule du corps et de l’esprit, que s’opère avec le public une zone de reconnaissance inouïe, indescriptible, unique, un hors champ charismatique où chacun peut se projeter et rêver. Vimala Pons est hors norme et c’est pour ça qu’on l’aime. En quelques années, elle s’est taillé une place de choix dans le cinéma français, surfant sur les genres et les rôles, du réalisme au psychédélisme, de la comédie au drame, avec souplesse et grâce, tout en creusant une veine scénique bien à elle, à cheval entre le théâtre et le cirque, le music-hall, le théâtre d’objet et la musique live. Vimala Pons a le goût de la parole débridée autant que de l’exploit circassien, le goût de la métamorphose et du transformisme, le goût de la vitesse et des narrations qui narguent logique et chronologie. Elle pense haut, elle voit grand, elle se fixe des défis impensables. Elle aime échafauder des concepts et des objets sur sa tête. Que ce soit au sein du Collectif Ivan Mosjoukine avec De nos jours (Notes on the circus), créé en 2012 ou GRANDE —quelques années après, conçu en duo complice avec Tsirihaka Harrivel, la recherche de Vimala Pons vient bousculer l’héritage du cirque et lui emprunter certains codes pour mieux se propulser vers un inconnu vertigineux et jubilatoire.

Elle pratique l’art de l’effeuillage à strates multiples, flirte sans cesse avec la catastrophe et l’inconscient mis à nu, explore avec ardeur le moindre recoin de son imaginaire en fusion, explose l’ordre à tous points de vue pour évoluer dans des scénographies capharnaüm en adéquation avec sa cartographie intérieure. Et si tout est sens dessus dessous, ne vous fiez pas aux apparences, rien n’est jamais là au hasard et le sens s’invite à la fête par couches successives et superposées, irrigué par une dramaturgie de l’accumulation, de l’inventaire furieux et poétique, de la suspension et de la chute, qui essaime ses effets en profondeur et vient toucher le spectateur sans qu’il comprenne forcément par quelle porte d’entrée il a été traversé. 

Avec Le Périmètre de Denver, sa dernière création en solo, cette performeuse hors pair fabrique un nouvel ovni, un spectacle improbable et dadaïste qui cultive de nouveau un artisanat du collage et du montage comme elle en a le secret, égrène une succession de portraits pittoresques à partir d’un dispositif répétitif de superposition. Car Vimala Pons est la reine du portage sur la tête d’objets divers, tous plus allégoriques les uns que les autres. Comme un changement de décor à vue, le passage d’un portrait à l’autre se cristallise chaque fois par la disparition, explosion, démolition ou chute, de l’élément porté. Effet spectaculaire s’il en est où se côtoient magie de l’événement, fascination pour la destruction et promesse des ruines. La performance, en perpétuel mouvement, repose sur une intense dynamique physique et langagière, appelle le burlesque autant que la philosophie, l’humour et la mélancolie. À l’image de Vimala Pons, artiste foisonnante, champ de potentialités infinies. Marie Plantin

À DÉCOUVRIR

En miroir, presque comme un dyptique Le Périmètre de Denver et La Dimension d'après s'appuient sur deux notions nouvelles de para-philosophie.

LA DIMENSION D'APRÈS
Tsirihaka Harrivel
Création
Jeudi 13 janvier 19h
Vendredi 14 janvier 19h30
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